« Respirer c’est vivre, mais respirer lentement, c’est vivre longtemps » André Van Lysebeth

L’oxygène, c’est la vie. L’ensemble de notre corps, de nos cellules, dépendent du sang pour leur approvisionnement en oxygène. Si le sang est pauvre en oxygène, la vitalité de nos cellules s’en trouve amoindrie.

Lorsque nous réalisons cela, nous comprenons l’importance du souffle, de nous appliquer à offrir via ce liquide qu’est le sang un approvisionnement en oxygène auquel chacune de nos cellules ont droit et dépendent !

Non seulement, nous ne savons pas respirer : nous respirons de manière automatique, partiel. Mais en plus la qualité de l’air que nous respirons est parfois douteuse. Ce qui explique aussi notre manque de résistance aux maladies, à la fatigue, notre nervosité ou irritabilité.

L’apport de l’oxygène est un aspect seulement de la fonction respiratoire qui comprend aussi le rejet du CO2. Les cellules ne disposent d’aucun autre moyen de se débarrasser des déchets qu’elles produisent, à part celui de les déverser dans le sang et la purification a lieu notamment dans les poumons.

Respirer superficiellement et automatiquement n’oxygène pas de manière efficace les cinq litres de sang qui circulent dans nos artères et dans nos veines. En conséquences, les toxines s’accumulent dans nos cellules.

De plus, entre les vêtements trop moulants, les ceintures bien serrées et les soutiens gorges, notre respiration a des difficultés à être ample !
Il y a aussi des obstacles physiques redoutables : ce sont nos abdomens trop contractés qui bloquent toutes respirations, les thorax rigides, des diaphragmes immobiles.
Nous devons d’une part détendre nos muscles qui sont crispés en permanence et qui empêche une respiration saine de se faire. Et d’autre part, nous devons apprendre à faire de la place, étirer notre buste pour permettre une juste respiration. D’où l’importance de la relaxation.

Respirer par le nez

Lors de la pratique du yoga, la respiration se fait lentement par le nez – sauf exercices de respiration très spécifiques. En effet, respirer par le nez permet d’une part de ralentir la respiration. D’autre part, l’air est ensuite filtré et réchauffé par le passage nasal.

S’appliquer à expirer

Habituellement, nous avons tendance à inspirer d’abord puis expirer. Néanmoins, cette habitude limite le volume d’air inspiré et l’expiration se fait sans remonter les abdominaux.

En yoga, au contraire, toute bonne respiration commence non seulement par une expiration complète et lente. Cette expiration parfaite est la condition d’une bonne inspiration correcte et complète. Impossible de bien inspirer si nous n’avons pas bien vidé les poumons avant …

Qu'est ce que la respiration complète ?

La respiration commence donc par une expiration lente et paisible réalisée grâce à la relaxation des muscles inspiratoires. La poitrine s’affaissent de son propre poids, ce qui chasse l’air. Cette expiration est silencieuse et très lente. A la fin de l’expiration, par une légère contraction des muscles abdominaux, les poumons se vide plus profondément.

La constitution particulière des poumons ne permet pas de les vider à 100% : il restera toujours de l’air « impur » dans les poumons.

En yoga, il existe trois types de respiration : la respiration abdominale, la respiration thoracique, la respiration claviculaire.

Explorer la respiration :

  1. La respiration abdominale

Le diaphragme s’abaisse au moment de l’inspiration, l’abdomen se gonfle. La base des poumons se remplit d’air, l’abaissement du diaphragme provoque un massage doux des organes et favorise leur bon fonctionnent.

  1. La respiration thoracique

Cette fois, ce sont les côtes qui s’écartent avec la dilatation de la cage thoracique. Les poumons se remplissent dans leur partie moyenne. Elle fait pénétrer moins d’air que la respiration abdominale et requiert un effort important. Combinée à la respiration abdominale, elle assure une ventilation correcte des poumons.

  1. La respiration claviculaire

C’est la zone claviculaire qui se soulève. Seule la partie supérieure des poumons est ventilée . Je vous invite à éviter de respirer de cette manière là uniquement.

  1. La respiration complètement

Il s’agit de venir remplir des poumons dans les trois parties dont nous avons parlé précédemment : abdomen, thorax et jusqu’aux clavicules. Et cela dans un seul mouvement ample.

Durant toute l’inspiration l’air entre progressivement, sans saccade, sans forcer, en flux continu et doux. Et pour ce faire, notre esprit doit être complètement, totalement concentré sur l’acte respiratoire. A l’expiration, nous vidons l’air de nos poumons au maximum, contraction des abdominaux, puis à l’inspirons le ventre se gonfle doucement, puis le thorax, puis les clavicules. Lors de la prochaine expiration les clavicules s’abaissent, puis le thorax, puis le ventre. Et ainsi de suite.

Pour nous guider nous pouvons nous aider de nos mains, pour sentir notre corps qui évolue au rythme de la respiration.

La respiration peut se pratiquer n’importe où, n’importe quand, sans même que notre entourage ne s’en aperçoive !

 

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